Augmentation des seins

L‘augmentation des seins consiste à poser des prothèses pour redonner du volume aux poitrines plates ou peu développées.

Indications

L’augmentation des seins agit dans le cas d’une :

  • Hypoplasie mammaire : c’est l’insuffisance de développement de la glande mammaire (seins trop petits). Cette hypoplasie peut exister depuis la puberté ou être la conséquence d’une perte de poids importante ou d’une grossesse.
  • Aplasie mammaire : c’est l’absence de seins.
implant mammaire
implant mammaire

Intervention

Toutes les prothèses modernes sont constituées d’une enveloppe souple en silicone pouvant contenir un produit de remplissage différent. On propose soit des prothèses lisses et texturées préremplies de gel de silicone soit des prothèses gonflables au sérum physiologique. Lors d’une augmentation des seins, les prothèses peuvent s’insérer de deux manières différentes :

  • En position rétro-glandulaire (dessous et en arrière des glandes) : la quantité de tissu glandulaire et l’élasticité de la peau doivent être suffisantes pour recouvrir l’implant de chaque côté. Il n’y a pas de frottement entre l’implant et le muscle, ce qui permet de conserver au mieux la forme originale de l’implant. Les suites opératoires sont souvent moins douloureuses.
  • En position rétro-musculaire (derrière et en dessous des muscles pectoraux) : les prothèses sont insérées de manière à ce qu’elles restent invisibles et impalpables. Ce procédé diminue le risque d’apparition de coques et donne un aspect harmonieux quand il y a peu de glande. La convalescence est souvent plus longue avec difficulté à lever les bras.

Une petite incision de 3 à 4 cm est réalisée de chaque côté par laquelle la prothèse est mise en place. Ces incisions sont bien dissimulées sur le pourtour de l’aréole qui entoure le mamelon, ou bien dans le sillon sous le sein ou encore dans le creux de l’aisselle.

La durée de l’intervention est de 1 à 2 heures et se déroule sous anesthésie générale. Pour une augmentation des seins, l’hospitalisation est de 24 heures.

Un pansement moulant est posé sur les seins, renouvelé le lendemain. Il sera ensuite remplacé par un soutien-gorge médical à garder jour et nuit pendant 2 à 3 semaines. Les 3 premiers jours, il existe une douleur et quelques oedèmes et/ou ecchymoses. Les fils sont retirés vers le 10ème jour. Les seins s’assouplissent progressivement, ils deviennent indolores à partir de la 3ème semaine et les seules cicatrices présentes sont celles laissées par les incisions. Elles sont donc très discrètes.

Il est conseillé d’attendre au moins 3 mois avant une grossesse. Toute activité sportive intense est interdite pendant 2 mois et mieux vaut éviter le port de soutiens-gorge avec armature métallique immédiatement après l’intervention.

Le résultat de l’augmentation des seins est immédiat, dès le premier mois. Toutefois il sera réellement définitif au bout de 6 à 8 mois.

Les risques liés aux prothèses sont très rares, cependant ils existent : – La coque. L’inconvénient majeur de l’augmentation mammaire consistait en la transformation rigide, un durcissement de ces capsules dans environ un tiers des cas. Les nouveaux types de prothèses permettent de diminuer le taux de ces problèmes de façon radicale, de sorte que cet ennui classique de l’augmentation des seins ne se voit plus que dans 1 à 2 % des cas. – Dégonflement (pour les prothèses au sérum physiologique). Cet incident est pris en charge. On change la prothèse. – Les plis sur la surface de la peau. – Modification de sensibilité.

Y a-t-il un risque de modification de sensibilité des seins ?

Une perte temporaire de sensibilité d’une partie du sein est possible. Pourrai-je avoir et allaiter des enfants après une implantation mammaire? Quel est le délai minimal après une telle opération et une grossesse ? Il est possible, non seulement d’avoir des grossesses, mais aussi de nourrir ses enfants. Une éventuelle grossesse ne peut être envisagée qu’à partir du troisième mois.

La durée d’intervention ?

L’intervention dure une heure et demie en moyenne. Est-ce douloureux ? Les trois premiers jours sont souvent plus ou moins douloureux, des analgésiques sont prescrits. Les seins sont très tendus par l’œdème et des ecchymoses peuvent apparaître. Les seins sont indolores dans la vie intime à partir de la troisième semaine. Durée d’hospitalisation ? L’hospitalisation dure en général douze à vingt-quatre heures. Le lendemain, le pansement est changé, une douche peut être prise, un nouveau bandage et un soutien-gorge médical sont mis en place.

Quand est-ce que je peux recommencer mes exercices physiques ?

La reprise du sport est possible à partir de la quatrième semaine. Puis-je m’exposer au soleil ? Éviter le soleil sur la cicatrice pendant un mois. Des soins postopératoires? 1. Masser et hydrater la peau pour favoriser l’assouplissement du sein dès la deuxième semaine. 2. Des soins quotidiens de la cicatrice sont conseillés jusqu’à l’ablation des fils à partir du dixième jour. 3. Le soutien-gorge médical doit être porté jour et nuit pendant deux à trois semaines.

Est-ce qu-il existe un autre moyen à augmenter ma poitrine que une intervention chirurgicale ?

Non, en dehors de la chirurgie esthétique il n’existe encore aucune autre forme de traitement (crème, hormone, massage ou exercice physique) qui permettra d’augmenter les seins de façon permanente. Est-ce que les cicatrices sont visibles ? Les cicatrices selon l’intervention, se limitent à une simple ligne sous-mammaire, péri-aréolaire ou axillaire. Elles s’atténuent progressivement au cours des six à douze mois suivants, elles sont discrètes et faciles à cacher.

Le coût ?

Le montant global d’une telle intervention varie de 2800€ à 4500€ selon le cas, tout compris (honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste, frais de Clinique et soins postopératoires.) Peut-il y avoir un phénomène de rejet ? Le corps rejettera automatiquement les prothèses en les entourant d’une fine membrane, une “capsule”, qui n’est pas habituellement détectable à la vue ou au toucher. C’est à l’intérieur de ces capsules que les prothèses resteront indéfiniment.

A propos du cancer du sein et les maladies auto-immunes (système immunitaire qui s’attaque aux substances de son propre corps). La silicone peut-elle provoquer l’une ou l’autre de ces maladies?

L’utilisation des prothèses en silicone étaient suspendues en France depuis 1995 et était limité à quelques cas de dérogation accordées par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. Un certain nombre de preuves scientifiques ont été rassemblées, parmi les 1 à 2 millions de femmes ayant des implants mammaires, et rien ne permet de croire que la silicone en est la cause. Aujourd’hui, les études cliniques prouvent que les silicones ne sont pas carcinogènes et qu’il n’y a aucune relation entre les prothèses de silicone et les connectivites (complications générales). Quant à la qualité des prothèses en gel de silicone, les produits actuels sont plus résistants afin d’éviter toute rupture de la prothèse ce qui nécessitait alors une nouvelle intervention. La durée de vie des implants s’est nettement allongée grâce à l’amélioration de la conception de ces produits et de la qualité des contrôles de fabrication. Enfin, les femmes qui le souhaitent peuvent vivre leur maternité sans risque. Les enfants ne courent aucun danger de maladie dans la mesure où ni la silicone ni d’autre substance ne peuvent être transmises dans le lait maternel.

Pourquoi les prothèses en silicone donnent-elles souvent de meilleurs résultats que les prothèses contenant du sérum physiologique?

Une bonne prothèse mammaire doit imiter le mieux possible la forme du sein mais aussi donner un effet tactile équivalent au sein naturel. L’on comprend aisément que le sérum physiologique si il peut dans certains cas donner de bons résultats, ne pourra pas en général reproduire les mêmes sensations au toucher. Seule une solution plus cohésive sous la forme d’un gel et non d’un liquide permettra d’obtenir ce résultat permettant même à certaines patientes d’omettre le fait qu’elles sont porteuses de prothèses mammaires.

Pourquoi les prothèses actuellement disponibles en France sont elles plus sûres qu’auparavant?

Suite à la polémique sur la silicone, il est bien évident que les autorités sanitaires françaises ne pouvaient ré-autoriser ces prothèses sans vérifier qu’elles étaient sûres et ceci dans le plus grand intérêt des patientes (voir les critères d’évaluation ci dessus) Ainsi, à ce jour, seuls trois fabricants sur 10 ont pu répondre à ces exigences; aussi sévères que celles utilisées aux États Unis par la FDA. D’ailleurs seuls 2 fabricants peuvent mettre à disposition des patientes leurs prothèses en gel aux USA. La technologie de fabrication a aussi beaucoup évolué permettant de fabriquer des dispositifs de plus en plus résistant dans le temps.

Si une patiente est porteuse de prothèses en sérum physiologique que doit-elle faire?

En général les patientes sont satisfaites du résultat obtenu avec les prothèses contenant du sérum physiologique. Certaines patientes se plaignant de plis ou de vagues ou d’un manque de résultat esthétique pourront discuter l’éventualité d’un changement de prothèses pour des modèles contenant du gel de silicone. D’autre patientes non satisfaites de la consistance pourront aussi envisager un changement qu’elles discuteront avec leur médecin. Pourquoi les implants mammaires en gel de silicone sont-ils restés autorisés chez tous nos voisins européens et pas en France? Si l’Europe a mis du temps à prendre position malgré les divergences administratives entre la France et le reste des pays européens, l’administration française refusait d’autoriser l’utilisation en France des prothèses mammaires en gel de silicone en dépit des nombreuses études médicales et notamment la dernière en date, celle parue dans le prestigieux hebdomadaire américain, le New En gland Journal of Medecine. Un écart se creusait davantage à chaque nouvelle parution d’études entre les spécialistes et les patientes d’un côté, et les pouvoirs publics de l’autre. Afin de dépasser les paradoxes de notre situation, de résoudre les différences quant à la manière dont la science, la loi et le public envisageaient les preuves, il a été nécessaire d’ouvrir le débat pour remettre en cause des idées toutes faites sur la santé et permettre aux femmes de s’engager librement sur leur choix de santé.

Les prothèses en silicone ont elles été interdites aux États Unis?

Contrairement à l’idée reçue les États Unis n’ont jamais complètement interdit ces prothèses. Aujourd’hui, elles sont largement utilisées pour les indications de reconstruction mammaire après cancer. Environ plus de 15 000 femmes américaines en bénéficient chaque année. Les différentes formes d’implants mammaires. Puisque chaque femme est unique, il existe différentes tailles et différents modèles d’implants. Certains implants sont ronds, d’autres ont plutôt une forme de goutte d’eau, ressemblant étroitement à la forme naturelle du sein (ces implants sont parfois appelés implants anatomiques). Les implants ronds: en général les implants ronds donnent dans un premier temps une forme ronde à la partie supérieure du sein. Toutefois, avec le temps, par gravité et suite au vieillissement de la peau, la partie supérieure du sein “se vide”, ce qui provoque un certain affaissement. Les implants anatomiques : les implants ayant plutôt une forme de goutte d’eau suivent les lignes naturelles du corps. De cette façon, la partie supérieure du sein reste bien remplie à long terme, ce qui donne à la poitrine un galbe plus naturel.

Comment choisit on le type d’implant?

Une fois que la forme est choisie, la question suivante est: quel volume donner au sein? la plupart des femmes souhaitent obtenir une poitrine plus ferme, plus volumineuse, mais rarement proportionnelle à leur silhouette. Beaucoup de femmes évaluent le volume des seins en terme de taille de bonnet de soutien-gorge. Ce n’est toutefois pas le seul élément à prendre en considération. On pense à réduire l’espace entre deux seins, améliorer l’équilibre entre la poitrine et la silhouette en général. Un aspect naturel : pour que l’aspect soit naturel, la patiente souhaite probablement que sa nouvelle poitrine soit en harmonie avec son corps dans l’ensemble. La largeur, la hauteur, et la projection des seins sont un élément important. C’est la largeur des seins qui déterminera l’espace entre les deux seins (décolleté). C’est également la largeur qui détermine le contour externe de la poitrine, essentiel à l’équilibre entre poitrine et hanches. Certains prothèses comme les modèles anatomiques permettent au chirurgien de mieux répondre au souhait d’une bonne largeur de sein, sans remplissage excessif du pôle supérieur du sein.

Facteurs limitant.

La taille de l’implant peut être limitée par les caractéristiques de la poitrine. Par exemple, l’élasticité de la peau ou la quantité de tissu mammaire disponible peut empêcher d’augmenter autant qu’on le souhaite le volume de la poitrine. La peau doit être suffisamment élastique pour recouvrir complètement l’implant souhaité. Les implants trop grands par rapport à la quantité de peau et de tissu mammaire disponible pourront être visibles ou palpables sous la peau, ce qui peut gâcher l’effet obtenu. En outre, le risque de complications chirurgicales est alors plus élevé.

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