La lipoadipectomie

La lipoadipectomie est une technique d’amincissement sans chirurgie. Cette technique s’applique dans des indications bien précises : cellules graisseuses localisées. La méthode consiste à faire gonfler les cellules graisseuses par une injection locale et à provoquer leur éclatement grâce aux ultrasons.

Les nettoyeurs de l’organisme vont alors venir digérer les déchets cellulaires, l’eau va mieux circuler et être éliminée naturellement. Les molécules de graisse vont être reprises par le système sanguin et lymphatique pour être dirigées vers le foie.

Lors de la consultation, le médecin vérifie les contre-indications éventuelles : grossesse, troubles veineux ou de la coagulation.

L’intervention comprend plusieurs étapes, se déroule en une fois et dure environ 1 heure. Vous êtes allongé(e) dans un environnement propice à la détente et le médecin compétent en médecine plastique vous fait une légère anesthésie locale.

4 étapes obligatoires :

Phase 1 : Lipodissolution par adipoperfusion

L’infiltration du liquide hypoosmolaire avec dilution variable suivant les zones à traiter pénètre à l’intérieur de l’adipocyte (cellule graisseuse) au lieu de s’évacuer immédiatement par le réseau vasculaire.

Cela entraîne une augmentation de la pression à l’intérieur même de la cellule graisseuse.

Une grande partie de ces cellules éclatent et vont être détruites.

Phase 2 : Ultrasonothérapie externe

Les ultrasons transmis par un gel actif créent une dépression péri-cellulaire avec rupture membraneuse entraînant l’éclatement de l’adipocyte engorgé. La lipoadipectomie entraîne donc déjà ce stade du traitement une destruction réelle de la masse graisseuse, d’où le côté définitif et radical de cette méthode.

Le but est de désolidariser la trame fibreuse et d’entraîner une dislocation des îlots graisseux et une fragilité de la membrane de l’adipocyte. On assiste à une nouvelle augmentation du volume des adipocytes grâce à l’effet bio-physique agissant sur la pompe sodium- potassium au niveau de la membrane cellulaire.

Ce mécanisme va engendrer un déstockage des acides gras par accélération de la lipolyse intra-adipocytaire.

Phase 3 : Lipostabilisation

Lorsque la cellulite est localisée sur une zone spécifique du corps (cuisses, hanches, ventres, etc), on procède à une lipostabilisation.

Il s’agit d’une application locale à l’aide d’un mélange physiologique adapté au type de cellulite. Les amas graisseux profonds ayant résisté aux deux premières phases ainsi que le contenu graisseux libéré par les adipocytes vont être réduits à leur strict minimum.

Phase 4 : Cryofixation

Grâce à la cryofixation (par application de froid inférieur à zéro degré), l’action des phases précédentes est ciblée plus lontemps sur la zone traitée. Leurs effets sont localement prolongés et donnent toute leur potentialité.

Les résultats sont moins rapides à court terme que si l’on avait effectué un drainage lymphatique mais plus puissants à moyen et à long terme (3 à 4 semaines).

2 étapes optionnelles :

Phase 1 : Adipolyse résiduelle

Lorsque les amas graisseux sont trop importants, l’adipoperfusion et l’ultrasonothérapie ne permettent pas de venir à bout de l’intégralité des cellules graisseuses. On leur associe alors une adipolyse résiduelle.

Le médecin fait un traçage interne avec un mandrin à partir duquel des ultrasons vont être émis (ultrasons avec une longueur d’onde spécifique de la paroi des cellules graisseuses). Contrairement à la liposuccion, il n’y a aucune aspiration externe.

Le but de ce traçage est de déconnecter sur le plan vasculaire la masse graisseuse restante ayant résisté à la pression intra-adipocytaire créé par le liquide hypoosmolaire ainsi qu’à la fragilisation des parois graisseuses par les ultrasons.

De ce fait, la réabsorption éventuelle de résidus graisseux devient quasi nulle.

Phase 2 : Finalisation thérapeutique

Trois possibilités :

Mesolipodissolution : tôle ondulée et amas graisseux diffus

La meso-lipodissolution est une méthode douce qui consiste en une multitude d’injections, réparties sur l’ensemble des zones cellulitiques d’un liquide hypoosmolaire.

Les indications

La méso-lipodissolution permet de traiter une cellulite diffuse et des troubles circulatoires sur la partie inférieure du corps

Infiltration

Les produits utilisés sont :
– Un liquide hypoosmolaire en faible quantité
– De la caféïne, connue pour son effet lipolysant
– De la calcitonine (calcium) pour diminuer la rétention d’eau
– De la Procaïne (anesthésique local et vasodilatateur périphérique) qui améliore la diffusion des produits

Le dosage et la concentration des produits sont établis en fonction de l’importance et de l’étendue de la cellulite à traiter.

Drainage

Le drainage est un temps essentiel du traitement permettant une évacuation par voie lymphatique. Mécanique ou manuel, le drainage doit être pratiqué par un personnel qualifié, spécialement formé à cette technique. Il constitue un excellent moyen d‘entretenir les résultats de la meso-lipodissolution.

Les suites

La meso-lipodissolution est une méthode indolore. Il peut y avoir quelques ecchymoses qui disparaissent en quelques jours

Les résultats

Cette technique a une action décongestive et circulatoire qui provoque une dissolution des acides gras. La meso-lipodissolution agit donc sur l’aspect cutané, sur le volume et non sur le poids.

CelluCare : cellulite diffuse

Le CelluCare dispose d’un complexe d’actifs agissant en synergie et visant à réduire localement les phénomènes de lipodystrophie.

La cellulite correspond à une hypertrophie des adipocytes présents dans l’hypoderme associé à des problèmes veineux et lymphatiques provoquant une rétention d’eau dans les tissus conjonctifs

Caféine

La caféine est une molécule lipolytique, elle augmente indirectement la dégradation des triglycérides stockés dans les adipocytres en glycérol et acides gras précuseurs énergétiques.

En effet, la lipolyse est catalysée entre autres par une enzyme clé appelée HSL. L’activité de cette enzyme augmente en présence d’AMP cyclique. Or la caféine a pour effet d’accroître la synthèse d’AMP cyclique au sein de l’adipocyte en bloquant la phosphodiestérase.

Oligo-éléments

Les oligo-éléments comme le manganèse, cobalt ou zinc sont des cofacteurs indispensables au bon fonctionnement de nombreuses enzymes (on parle de coenzymes). Ils interviennent entre autre dans la constitution des enzymes lipolytiques ce qui augmente leur activité.

Manganèse, cobalt ou zinc sont de ce fait classiquement utilisés en oligothérapie dans les traitements amaigrissants.

Acide hyaluronique

L’acide hyaluronique pur présente quant à lui plusieurs avantages. C’est un polysaccharide, sa structure en fait une molécule très avide d’eau qui peut retenir jusqu’à 300 fois son poids en eau. Injecté dans l’hypoderme, il va capter l’eau emprisonnée dans les tissus adipeux et faciliter son drainage et son élimination de par son association avec la caféine.

D’autre part, cette propriété lui confère également un fort pouvoir hydratant rendant la peau plus souple et réduisant de ce fait l’aspect de capitons (ou peau d’orange).

Enfin, l’acide hyaluronique joue un vecteur favorisant la diffusion des autres actifs dans les tissus.

Lécithine de soja : bourrelets isolés (hanches, culotte de cheval, etc)

La phosphatidylcholine, molécule extraite de la lécithine de soja , est un phosphoglycéride (phospholipide dérivé du glycrérol) qui se trouve en abondance dans la majorité des membranes cellulaires.

Deux gestes :

  1. Une pulvérisation superficielle en mésothérapie permet de traiter la cellulite superficielle (peau d’orange)
  2. Une micro-perfusion des amas graisseux profonds afin de réduire le volume

Elle augmente la perméabilité de la membrane de l’adipocyte et favorise la diminution de la graisse.

Elle a un grand pouvoir émulsifiant, ce qui convertit les adipocytes solides en une solution oléo-acqueuse fluide, plus facile à métaboliser. La proportion d’eau dans les adipocytes (de 10 à 30%) n’intervient en rien dans la réaction émulsifiante de la phosphatidylcholine.

La phosphatidylcholine agit favorablement sur l’action des enzymes qui dégradent les lipides et libèrent les adipocytes de leur graisse tout en évitant sa réabsorption.

La phosphatidylcholine présente d’excellents résultats en cas de graisse localisée, difficile à éliminer par un régime alimentaire ou des exercices physiques.