Diminution mammaire et redrapage Mastopexie Tunisie

Mastopexie (redrapage ou lifting du sein) et réduction mammaire Tunisie, voilà deux chirurgies qui se ressemblent. Toutes deux visent à remodeler le sein. La réduction consiste à enlever une portion de la glande, puis à remodeler le sein. Le redrapage mammaire, quant à lui, vise à remodeler le sein en enlevant de la peau. Pendant un redrapage, on peut aussi procéder à une légère diminution ou, à l’occasion, effectuer une augmentation mammaire en introduisant une prothèse (voir page sur l’addition mammaire) pour augmenter le volume du sein.

Cette chirurgie se pratique depuis de nombreuses années, et des techniques chirurgicales récentes, plus raffinées, permettent d’obtenir des résultats encore meilleurs. La réduction mammaire vise à diminuer les douleurs (au dos, aux épaules, au cou), à soulager les problèmes d’irritation sous le sein et à résoudre le problème d’habillement que vivent les patientes aux seins lourds. Elle facilite également la pratique des sports. La mastopexie, par contre, est une intervention d’ordre esthétique uniquement. Dans les deux cas, le chirurgien s’emploie à améliorer la forme et la symétrie des seins.

Cette chirurgie augmente-t-elle le risque de cancer du sein ? Non. Pouvez-vous pratiquer l’auto-examen des seins après cette intervention ? Oui.

Assurance-maladie – Votre régime provincial d’assurance-maladie peut assumer les frais relatifs à une réduction mammaire. Au Québec, la Régie de l’assurance-maladie défraie le coût de cette intervention si la patiente souffre de troubles fonctionnels. La Régie a décrété qu’un poids minimal de tissu mammaire devait être enlevé. Le chirurgien se doit de respecter cette contrainte scrupuleusement (d’ailleurs, la Régie exige les documents à cet effet). Sinon, l’intervention est de nature esthétique, et c’est la patiente qui en assume les frais.

Préparatifs

Un saignement peut toujours survenir pendant ou après l’opération. Il faut donc éviter de prendre tout médicament anticoagulant (aspirine, anti-inflammatoires) deux semaines avant et une semaine après l’intervention.

Si vous prenez des médicaments, dites-le à votre médecin lors de la visite précédant l’opération. Souvenez-vous aussi que les fumeurs sont sujets à des risques opératoires plus élevés.

Utilisez un savon désinfectant lorsque vous prenez votre bain ou votre douche le matin de l’opération.

Opération

L’intervention se pratique habituellement sous anesthésie générale (parfois, sous anesthésie mitigée ou locale). Avant de procéder, le chirurgien dessine sur le sein le pourtour de la résection. C’est une ligne-guide qui délimite la quantité de tissu à enlever.

L’opération comprend la résection, le remodelage des seins et les sutures. Le diamètre de l’aréole est souvent diminué. Les cicatrices ont habituellement la forme d’un T renversé, et il y a une cicatrice autour de l’aréole. Certains chirurgiens font des incisions différentes (ils vous en feront part bien sûr avant l’opération). Les incisions sont recouvertes de diachylons ; un pansement enveloppe les deux seins, et ce, pour quelques jours. On insère parfois dans chaque sein un petit drain qu’on retire quelques jours plus tard. Votre séjour à l’hôpital varie en fonction de l’importance de l’intervention et de votre état de santé général.

Il est rare que l’on doive procéder à une transfusion de sang après une chirurgie de réduction.

La liposuccion permet de diminuer les seins à forte composante graisseuse et de minimiser ainsi les cicatrices.

Convalescence

Votre chirurgien vous prescrit les médicaments nécessaires pour soulager les douleurs pendant les jours qui suivent l’intervention.

Au début, vous devez éviter de trop bouger les bras. Dormez sur le dos ou légèrement sur le côté, vous serez plus à l’aise. Vous pouvez reprendre progressivement vos activités, sans exagération toutefois. Quand pourrez-vous retourner au travail ? Passer l’aspirateur ? Faire des travaux ménagers ? Soulever votre enfant ? Conduire la voiture? Prendre une douche? Porter un soutien-gorge? Voilà autant de questions auxquelles votre chirurgien se fera un plaisir de répondre.

Les ecchymoses superficielles (marques bleues) disparaissent habituellement au bout de deux ou trois semaines. Un engourdissement temporaire des mamelons peut parfois prendre quelques mois avant de disparaître (il est rare qu’il demeure en permanence).

À maturation complète des cicatrices, pas avant, le sein prend sa forme et sa position finales. Dans bien des cas, cela peut prendre au moins un an. Dans l’éventualité où les cicatrices se révèlent disgracieuses, il peut être possible de les améliorer. Votre chirurgien vous expliquera ce qu’il en est.

Des crèmes à base de vitamine E peuvent favoriser la cicatrisation.

Complications possibles

Comme nous l’avons signalé précédemment dans les Renseignements généraux, tout acte chirurgical comporte certains risques. Aussi peu fréquents soient-ils, ces risques existent néanmoins. Voici une liste de complications possibles.

Nota – Il est évident que cette page ne traite pas de toutes les connaissances médicales sur la diminution mammaire et le redrapage. La page ne dresse pas non plus une liste exhaustive de toutes les complications possibles. Votre chirurgien se fera un plaisir de répondre à toutes les questions que vous vous posez à propos de l’opération.

Saignement

Il est normal que votre pansement soit un peu souillé de sang pendant les premiers jours. Le suintement diminue progressivement. Un saignement plus important peut nécessiter un traitement.

Infection

Une infection peut survenir à la suite de n’importe quelle opération. Les multiples canaux dans le sein contiennent des bactéries qui peuvent parfois causer une infection. La plupart des infections sont localisées, et on doit prescrire un traitement efficace (parfois avec antibiotiques). Une infection plus grave peut entraîner une diminution de la circulation et provoquer une enflure plus marquée (ce qui peut causer une ouverture partielle des incisions).

Perte de peau ou du mamelon (nécrose)

Une circulation diminuée peut causer la nécrose de la peau et des tissus graisseux. La perte partielle d’un mamelon est rare ; la perte complète d’un mamelon, ou des deux, encore plus rare.

Cicatrices

Ces deux types de chirurgies entraînent nécessairement la formation de cicatrices permanentes. Elles sont habituellement acceptables, mais le poids du sein opéré exerce une forte tension sur toutes les cicatrices. Celles-ci peuvent donc s’élargir avec le temps ou, dans certains cas, devenir plus épaisses et douloureuses (mais ceci est peu fréquent).

Asymétrie

Il est impossible d’obtenir une symétrie parfaite de la forme, du volume et de la position des aréoles et des seins. Chez la femme, une symétrie parfaite et naturelle est extrêmement rare. Une retouche mineure peut s’avérer utile après la guérison complète.

Allaitement

Une diminution mammaire n’empêche habituellement pas l’allaitement normal. Il en va de même pour le redrapage des seins.

Autres

  • Augmentation possible du volume des seins après la chirurgie.
  • Écoulement mamelonnaire.
  • Rétraction des mamelons.
  • Kystes.

En résumé

La mammoplastie peut améliorer l’apparence des seins. Une diminution mammaire permet d’améliorer les troubles fonctionnels reliés à un sein trop gros et trop lourd. En retour, il faut accepter d’avoir des cicatrices dans la partie inférieure des seins. Il est impossible de prédire les résultats à long terme de cette opération chez une patiente en particulier, et ce, à cause de nombreux facteurs : relâchement normal des tissus, grossesse, utilisation d’anovulants, allaitement, variations de poids… L’intervention permet à la patiente de mieux vivre sa vie de tous les jours, de se sentir mieux dans sa peau, de résoudre son problème d’habillement et de pratiquer des activités physiques avec plus de facilité.