Prothèses mammaires

1. Prothèse gonflable remplie de sérum physiologique (eau salée), temporaire ou permanente – Il s’agit d’une enveloppe de silicone (lisse ou texturée) que l’on gonfle en y injectant une solution physiologique (eau salée). Dans le cas d’une prothèse permanente, on obtient immédiatement l’augmentation mammaire esthétique souhaitée. C’est la prothèse la plus utilisée actuellement.

En ce qui a trait à la prothèse temporaire – ou prothèse d’expansion -, la technique utilisée procède de la chirurgie reconstructive. Cette prothèse, en silicone lisse, est munie d’une valve par laquelle on injecte à intervalles réguliers une certaine quantité de sérum physiologique. Ceci permet d’étirer progressivement la peau et d’obtenir le galbe et le volume désirés. La prothèse temporaire est ensuite remplacée par une prothèse permanente.

2. Prothèse remplie de gel de silicone – Cette prothèse, offerte depuis la fin des années soixante, est faite d’une enveloppe externe de silicone, remplie de gel de silicone. Relativement à cet implant, on a relevé un taux élevé de formation de capsule fibreuse, des cas de suintement du gel de silicone hors de l’enveloppe et de rupture de l’implant (voir Complications tardives). Depuis peu, une nouvelle génération de prothèses remplies de gel de silicone est disponible, sur demande. Selon les fabricants de prothèses, ces implants seraient plus résistants et de meilleure qualité. Dans certains cas, l’on peut remplacer une ancienne prothèse défectueuse (chez une personne déjà opérée) par ce nouveau type d’implant.

Il est important de savoir que les études scientifiques, à ce jour, n’ont démontré aucun lien causal entre les implants au silicone et les pathologies de cancer du sein, les maladies auto-immunes ou d’autres maladies systémiques(1).

3. Prothèse remplie de gel de silicone et recouverte de mousse de polyuréthane (même, replicon, optimam) – Ces prothèses furent très populaires dans les années quatre-vingt. Elles présentaient un faible taux de durcissement de la coque fibreuse et donnaient une texture « naturelle » aux seins.

Cependant, on a avancé que l’enveloppe externe de mousse de polyuréthane risquait de se dégrader et de former une substance reconnue comme cancérigène chez les animaux de laboratoire. À ce jour, il n’existe aucun lien connu entre cette prothèse et le cancer chez l’humain.

4. Autres types de prothèses – Il existait des prothèses à double paroi, une enveloppe interne remplie de gel de silicone et une enveloppe externe contenant une plus ou moins grande quantité de sérum physiologique.

Ces prothèses ont également été retirées du marché.

Les prothèses de l’avenir

Des études en laboratoire et en clinique sont en cours pour obtenir un matériau durable, pouvant donner une texture naturelle aux seins, et un matériau de remplissage qui ne serait pas nocif s’il se répandait dans les tissus.

À ce jour, on a procédé à des essais avec de l’amidon, des polysaccharides et de l’huile de soya.

Recherche

Nous ne disposons que de connaissances incomplètes sur les conséquences à long terme de l’utilisation des prothèses, comme c’est le cas pour la plupart des instruments médicaux. C’est pourquoi plusieurs études scientifiques sont en voie de réalisation (par exemple des études visant à préciser davantage la durée utile des prothèses mammaires).

Les prothèses mammaires et le cancer du sein

Des études ont révélé que le risque de cancer du sein n’est pas plus élevé chez les femmes porteuses de prothèses que chez celles qui n’en portent pas. Étant donné qu’une femme sur neuf environ (porteuse ou non de prothèses) aura un cancer du sein, vous devez pratiquer chaque mois l’auto-examen des seins. Un chirurgien plasticien ou un médecin vous expliquera la façon de procéder. Un examen annuel des seins est aussi fortement recommandé. En outre, toutes les femmes de plus de cinquante ans (qu’elles soient porteuses ou non de prothèses) doivent passer une mammographie tous les deux ans – et si vous portez des prothèses mammaires, vous devez le signaler au radiologiste.

Les prothèses mammaires et la grossesse

La quantité de silicone qui peut s’échapper d’une prothèse et filtrer dans le lait maternel est infime – certains chercheurs disent même qu’il n’y en a pas du tout. Une étude scientifique a démontré que le taux de silicone présent dans les mélanges lactés pour enfants est de beaucoup supérieur à celui qu’on a trouvé dans le lait maternel de certaines femmes qui portent des implants mammaires. Par conséquent, une mère qui a des prothèses et qui allaite son nourrisson ne met pas la vie de son enfant en danger.

Préparatifs

Il faut éviter de prendre de l’aspirine ou des anti-inflammatoires au cours des deux semaines précédant l’intervention et pendant la semaine qui la suit afin d’éviter des saignements pendant ou après l’opération.

Les patientes qui prennent des médicaments doivent en informer leur médecin, et ce, avant l’intervention.